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Sommet du Nanga parbat pour le français Hélias Millerioux, le catalan Ferran Latorre (13ème 8000) et le bulgare Boyan Petrov

Sommet du Nanga parbat pour le français Hélias Millerioux, le catalan Ferran Latorre (13ème 8000) et le bulgare Boyan Petrov

le 25 juillet 2016,  le français Hélias Millerioux, le catalan Ferran Latorre (13ème 8000) et le bulgare Boyan Petrov sont parvenus au sommet du Nanga Parbat par la voie normale “Kinshofer”. On compte donc 15 français ayant gravi le Nanga Parbat, la dernière ascension française date de 2005.

Hélias Millerioux
Il a notamment à son actif de grosses performances techniques comme la voie Tchèque / Slovaque au Mc Kinley (Denali) et la face sud de l’Aconcagua : voir les récits d’expéditions www.helias-millerioux.fr

Ferran Latorre
le catalan est un “très gros grimpeur”, ancien compagnon de cordée de Patrick Gabarrou, c’est un grimpeur respecté de tous, il a notamment effectué un secours remarqué d’Edurne Pasaban au K2. Il participe régulièrement au programme TV “Al filo de lo imposible“. Il ne lui manque que l’Everest pour boucler les 14×8000.
www.ferranlatorre.com

Photo @ferranlatorre.com

Le Nanga Parbat avait été relativement déserté depuis que des islamiques avaient ouvert le feu au camp de base et assassiné lâchement une dizaine de personnes. On peut noter aussi la première ascension hivernale réalisée cet année.

De retour au camp de base, Hélias décidait de repousser son départ pour la France et d’accompagner, dix jours plus tard, Feran Latorre qui, dans sa quête des quatorze 8000, tenait à gravir le Nanga par la voie normale, la Kinshofer. Une route classique qui n’a rien d’une promenade de santé avec un grand corridor à 6000m digne d’un couloir Couturier à l’aiguille Verte et où, en février dernier, s’est dénouée la première hivernale du sommet. « Le mur Kinshofer est particulièrement raide», commente Millerioux. Seulement en saison estivale le Nanga n’est plus guère fréquenté depuis 2013 et un attentat qui a côté la vie à 11 alpinistes. Fin juillet la montagne était sèche et ses camps rapidement désertés. Aussi l’itinéraire n’était pas jalonné de cordes fixes au-delà du camp 2. «Il aurait fallu 3000m de cordes, soit bien plus que ce dont nous disposions au camp de base où l’on s’est vite retrouvé seuls, les autres alpinistes ayant plié bagages ». Hélias et Ferran se sont associés à un autre himalayiste présent au camp de base, le zoologiste bulgare Boyan Petrov, autre spécialiste des 8000. Déjà acclimatés, les trois hommes réaliseront l’ascension en «one shot », pour atteindre la cime le 25 juillet à 15h30. Le courageux Petrov, par ailleurs diabétique, profitant des compétences techniques de ses compagnons et leur apportant en échange sa fraîcheur physique le dernier jour. « C’est lui qui a fait la trace sur les 300 derniers mètres», précise Hélias. De retour au camp de base le 27 juillet, Hélias Millerioux n’avait toujours pas atterri de ces 7 jours hors du temps sur cette montagne dure et austère qui, depuis les premières tentatives de conquête, a emporté plus de 60 vies. http://www.ledauphine.com/montagne/2016/08/11/helias-millerioux-un-guide-chamoniard-sur-le-nanga-parbat

Source : http://www.lavanguardia.com/deportes/otros-deportes/20160725/403459817825/ferran-latorre-nanga-parbat-broad-peak-pakistan-oscar-cadiach-millerioux-boyan-petrov.html

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